Greenpeace vient d’élire Google entreprise informatique la plus verte, en la plaçant au sommet de son classement annuel “Cool IT Leaderboard”. Ce classement est effectué en fonction des efforts de chaque entreprise en termes d’utilisationd’énergie renouvelable, de réduction de leur empreinte écologique et de promotion de ces changements au sein de leurs secteurs d’activités.
Chaque entreprise a donc reçue une note prenant en compte les trois critères suivants :
- Solutions contre le réchauffement climatique
- Impact énergétique
- Engagement et promotion du changement
Les felicitations
Google prend la première place en raison de ses efforts quant à l’utilisationd’énergies renouvelables ainsi que pour son soutien et militantisme pour l’utilisation d’énergie propre par les acteurs de son secteur d’activité. Google, Cisco et Dell sont leaders de ce classement en termes d’impact énergétique. Ainsi, plus de 20% de leurs besoins énergétiques sont couverts par l’utilisation d’énergies renouvelables.
Softbank, nouvel entrant du classement 2012, a reçu la plus haute note en matière d’engagement sociale et politique en raison de son combat pour l’utilisation d’énergies propre suite à la catastrophe de Fukushima. Fujitsu, Ericsson et Cisco mènent la course en matière de reporting écologique et leurs efforts de réductions des émissions de CO2.
Bémol
Mais ce classement ne saurait être de Greenpeace, s’il ne se faisait critique en certains points. Ainsi, bien que l’ONG note les progrès importants réalisés en termes de reporting ou d’utilisations des énergies renouvelables, elle souligne aussi l’appétit grandissant en besoins énergétiques de l’industrie informatique due à l’expansion des infrastructures télécoms et la construction de centre de données toujours plus grands (notamment pour alimenter les systèmes “cloud”). De plus, bien que certaines entreprises se démarquent par l’utilisation des énergies renouvelables ou la rationalisation de leurs besoins, la plupart des acteurs du secteur ne font pas assez d’efforts.
Nous pouvons ainsi remarquer l’absence de deux géants du secteur : Apple et Facebook !
Greenpeace a ainsi décidé d’exclure la firme à la pomme de son classement car je cite : « l’entreprise n’a montré ni engagement ni volonté de suivre les opportunités du marché qui l’auraient poussé à utiliser des solutions énergétiques plus durables et ce malgré des bénéfices et capacités d’investissement records ».
Facebook quant à lui est exclu du classement pour les même raisons, mais l’ONG a précisé qu’il serait inclut l’an prochain suite aux annonces d’investissement énergétiques importants et d’un partenariat avec Opower pour développer un outil permettant d’analyser les besoins énergétiques de Facebook pour rationaliser et les maîtriser.
Enfin, Oracle est descendu cette année à la dernière position du classement à cause de son incapacité (non volonté?) de fournir les sources de son approvisionnement énergétique.
Un encouragement pour les entreprises à poursuivre leurs efforts.
Ce classement est loin d’être parfait car il s’appuie essentiellement sur les données énergétiques mais il a au moins comme intérêt de montrer aux utilisateurs les entreprises engagées dans l’effort et celles qui restent indifférentes à ce mouvement civilisationelle…
Vous pouvez consulter le dossier complet ici



